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QUELQUE CHOSE – UN INCONNU, UN X – HABITERAIT AINSI DANS MON CORPS ; IL HABITERAIT MON CORPS QUE J’HABITE AUSSI. ET, PAR LA GRÂCE DU JEU MUSICIEN, IL PASSERAIT DE « DERRIÈRE » EN « DEVANT ». IL PRENDRAIT CORPS […], IL DANSERAIT UN TEMPS SA DANSE, AVANT DE SE RETIRER EN ME LAISSANT ABASOURDI, DÉPOSSÉDÉ ».
PETER SZENDY
« Les gens qui connaissent Jonathan Capdevielle n’en mènent pas large quand ils le voient dans Jerk, car ils lui trouvent les mêmes attitudes qu’au naturel. Sauf que, dans la pièce, il est David Brooks, emprisonné à perpétuité pour avoir participé aux tortures d’une vingtaine de garçons « volontaires », sous la coupe du serial killer Dean Corll. Un personnage inspiré d’un fait divers des années 70, revisité par l’écrivain Dennis Cooper, et mis en scène par Gisèle Vienne pour son interprète fétiche. Jonathan Capdevielle se retrouve ainsi assis sur une vilaine chaise, une vieille radiocassette et un vulgaire sac de sport à ses pieds. Il en sort des marionnettes affublées de têtes d’animaux en peluche, à qui il fera subir les pires outrages pour l’instruction d’une classe de psychologie et sa propre thérapie carcérale.
« Il se perd dans cet univers », s’est alarmée une ex-prof de théâtre. C’est l’effet Capdevielle : un comédien d’une justesse si surnaturelle que ses proches conjecturent une schizophrénie passagère. (…) L’intéressé précise, désarmant de candeur, n’être pas si innocent qu’on veut bien le croire. Evidemment. S’il est capable de provoquer cette empathie pour les pervers les plus indéfendables, c’est sans doute parce qu’il a l’intelligence, épidermique, de sentir le souffle du public et d’entendre ses rires nerveux, pour mieux téléguider la tension qui l’anime. »