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« C’EST PAR LA RESPIRATION QUE NOUS COMPRENONS UN TEXTE, QUE NOUS POUVONS EN RESSENTIR ET EN TRANSMETTRE, PEUT-ÊTRE LES COUCHES PROFONDES. C’EST PAR LA RESPIRATION QUE NOUS CRÉONS DE L’INCERTITUDE ET DONC DU PRÉSENT, SUR UNE SCÈNE. »
NICOLAS BOUCHAUD
Dans l’allocution qu’il prononce en recevant le prix Büchner 1960, le poète roumain Paul Celan envisage la poésie comme une « contre-parole », un acte de dégagement et de libération. Convoquant le théâtre de Büchner, celui qui n’a cessé de dire non à la langue des bourreaux s’affirme puissamment. Acteur-penseur le temps du discours, il fait du poème un dialogue : « Je ne vois pas de différence entre une poignée de main et un poème ». Au moment de son « serrement », pour reprendre le mot de Levinas, le langage se donne et s’offre, « pur toucher », comme une caresse ou un clin d’œil.