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« J’AI ENVIE DE FAIRE AVEC CES DANSEURS BRÉSILIENS UNE PIÈCE D’UNE ÉCRITURE ULTRA PRÉCISE, RIGOUREUSE AVEC UN MÉLANGE DE PUISSANCE ET DE RAFFINEMENT, D’ÉCOUTE ET D’ATTENTION. MAIS AUSSI L’IDÉE DU PORTRAIT POUR CHACUN D’EUX ME POURSUIT. DES HOMMES QUI ONT UNE VIE, UNE CONDITION PAS TOUJOURS FACILE, QUI VOIENT LE MONDE À LEUR FAÇON ET S’EN SORTENT GRÂCE À LA DANSE, ET SE LIENT AUX AUTRE GRÂCE À LA DANSE, AUSSI. » FABRICE RAMALINGOM.
Les langues tupi constituent une famille de langues amérindiennes d’environ 70 langues parlées par différents peuples natifs du Brésil, les Tupis et les Guaranis, dans la forêt amazonienne, et au Paraguay. Le tupi (ou tupi-guarani) a légué des milliers de mots au lexique du portugais et quelques dizaines au français, principalement des noms d’animaux et de plantes : ara, cajou, jaguar, maraca, pétunia, piranha, sagouin, tamandua, tapir, tatou, toucan, etc.).
Nos est une émulsion d’éléments hétérogènes qui dansent rarement ensemble : la danse contemporaine et le hip-hop. D’un côté, Fabrice Ramalingom, compagnon de route de Dominique Bagouet, aujourd’hui installé avec sa compagnie R.A.M.a à Montpellier. De l’autre, trois danseurs brésiliens interprètes de Bruno Beltrão, une étoile filante qui réinvente le hip-hop à Rio de Janeiro dans les années 2000. Au genre parfois enfermé dans des postures hyper-viriles, Beltrão apporta un esprit de fraternité, des sentiments et une fragilité libératoires. Lors de voyages au Brésil (où il travaille notamment avec l’école de Lia Rodrigues), Ramalingom retrouve les danseurs et découvre qu’il partage avec eux des affinités, des influences. Nos, tupi or not tupi se veut un saut dans l’inconnu. Chacun franchit le fossé qui le sépare de l’autre, se déplace pour inventer un espace où se déploie, au-delà de la virtuosité dont ils sont capables, la personnalité de chacun.