Christine Lagarde succède sans surprise à Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI et est ainsi la première femme élue à ce poste.
C'est sans grande surprise que le Conseil d'administration du FMI a désigné la ministre française de l'Economie Christine Lagarde pour remplacer Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI, hier dans la soirée. Mme Lagarde prendra ses fonctions le 5 juillet 2011, mardi prochain.
Depuis la démission de Dominique Strauss-Kahn à cause de sa mise en examen pour agression sexuelle, Christine Lagarde avait entamé une campagne aux quatre coins du monde pour obtenir le plus de soutien possible. Elle avait rallié un par un les pays les plus forts au sein du FMI, la Chine, le Brésil, l'Inde, les Etats-Unis, la Russie, mais également les pays d'Europe qui défendaient sa candidature depuis le début, et enfin les pays d'Afrique. Avec ses armes, la ministre de l'Economie n'a donc pas eu de mal à être élue par consensus par les 24 représentants du Conseil d'administration. Le Mexicain Agustin Cartens, gouverneur de la banque centrale de son pays et autre candidat à ce poste a été rapidement éclipsé par une Christine Lagarde déterminée.
Dès hier soir plusieurs hommes et femmes politiques ont réagi face à cette nomination : "Le choix de Christine Lagarde fait honneur à la France mais aussi à la politique que nous avons conduite sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy face à la crise", s'empressait d'écrire Jean François Copé à la suite de la nomination de la ministre. Cest donc encore une représentante d'un pays européen qui a été désignée, comme cela a toujours été le cas depuis la création du FMI en 1944, alors que des voies s'étaient élevées pour mettre un terme à cette hégémonie européenne.
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