Le Mandala invite au voyage cette semaine à Toulouse. Dès demain, on pourra retrouver Ta Limania Xena avant de finir samedi avec Carlos Valverde & Banda de pifanos de Tolosa.
Mercredi 15 février : Ta Limania Xena
Dans les quartiers populaires d’Athènes, au début du Xxème siècle , est né un nouveau genre musical : le Rébetiko. Le feu est parti d’un groupe de compagnons de fêtes, de tourments, et de dérives adoucies par le narguilé et la musique. Réfugiés de Smyrne ou venant du Pirée, ils ont composé des airs et des chansons dans un language aussi provocateur que poétique, qui exprimaient bien ce que vivait cette faune urbaine et non-conformiste. Censuré par les dictatures, ce chant de l’âme rebelle et fière à cheminé de bouche à oreille jusqu’à nos jours porté par le bouzouki et le baglama , mélange brillant et inventif d’influences occidentales, orientales et balkaniques. Le groupe TA LIMANIA XENA poursuit ce compagnonnage,interprétant ici et maintenant l’écho de cette musique et de son esprit insoumis qui résonne résonne toujours à l’heure de la mondialisation. Attention, le Rébétiko peut s’inviter dans les cœurs et y faire de longues et bonnes escales.
Jeudi 16 février : Aldavidjah
La rencontre de ce trio, s’est faite autour d’une passion commune pour la musique de l’Inde. Loin de vouloir la jouer à l’identique, elle inspire leur pratique, et c’est le point de départ de leur aventure. Le plaisir de jouer ensemble, d’improviser autour de compositions originales et de rythmes de transe, a animé Aldavidjah du désir de partager sa musique avec d’autres : musiciens, danseurs et public. C’est un groupe qui joue assis puis debout, passant du sitar à la guitare, des tablas au dhol, de la flûte traversière au saxophone ténor. La rencontre avec le chanteur, tabliste pakistanais Shabir Hussain et ses encouragements quand à leur démarche, ont conforté les musiciens d’Aldavidjah dans le désir de présenter leur musique à un auditoire. La musique d’Aldavidja comprend essentiellement des compositions originales, des improvisations sur des ragas et talas indiens, mais aussi des reprises du répertoire fusion entre jazz et musique indienne contemporaine.
Vendredi 17 février : Quatuor Tafta
Alto, accordéon chromatique, contrebasse, guitare électrique, boucles et machines… formation instrumentale atypique entre combo acoustique et groupe à l’énergie débridée inspirée du rock et de l’improvisation. A travers des thèmes existants ou des compositions, le quatuor déborde, travaille l’écoute et la spontanéité.
Samedi 18 février : Carlos Valverde & Banda de pifanos de Tolosa
Le pifano est une flûte traversière artisanale brésilienne, traditionnellement jouée dans le nordeste rural du Brésil lors de fêtes populaires, religieuses ou profanes. La Banda de pifanos de Tolosa est née de la rencontre de Rita Macedo avec Carlos Valverde, chercheur en ethnomusicologie, et connaisseur éclairé de la culture populaire brésilienne, qui lui fait découvrir l’univers du pifano. Grâce à la participation des flûtistes, Masako Ishimura et Robi George, naît la « Banda de pifano de Tolosa ». A l’instar de leurs modèles, le groupe formant un ensemble de pifanos et percussions, sur un répertoire comprenant des musiques traditionnelles, ou composées dans l’esprit, entre en interaction avec les spectateurs : sur scène puis au milieu du public, les musiciens s’amusent avec les participants qui deviennent ainsi, en tant que « brincantes », équipiers d’un spectacle unique.