
Avec son deuxième album, Nach se libère et nous offre un album direct ainsi qu’un live piano-voix très intime. Rencontre avec la chanteuse avant son passage à Toulouse ce samedi soir.
Anna Chedid, 31 ans, connue sous le pseudonyme Nach, est une auteur-compositeur-interprète française. Nach forge son identité musicale entre le chant lyrique et le jazz, la pop et le rock. Après un premier album en 2015 simplement intitulé « Nach », la benjamine de la famille Chedid nous livre aujourd’hui un petit bijou d’écriture avec son second opus « L’Aventure ».
Ce samedi, Nach délivrera ses chansons lors d’un concert intimiste sur la scène du Théâtre des Mazades. Rencontre avec la chanteuse avant la date toulousaine.
A la veille d’un passage à Toulouse, en pleine tournée pour présenter votre album « L’aventure », dans quel état d’esprit êtes-vous ?
L’excitation est de mise. Les dates s’enchaînent, donc on ressent un belle énergie qui nous pousse de salle en salle. C’est un peu aussi une découverte de date en date, même si le show reste le même, il y a toujours des nouveautés qui s’ajoutent à la base. Surtout que je suis dans une version piano-voix livrant quelque chose de plus direct, plus intime au public.C’est quelque chose de fort et d’important que cette tournée. Puis j ‘aime la rencontre avec le public, j’échange souvent après les concerts. ça va être un bon weekend.
Version piano-voix à Toulouse demain, cela confère quelque chose de très intime aux chansons de l’album. C’est le but recherché du projet ?
Tout à fait. Comme le dit le titre de l’album, c’est une aventure. C’est oser s’accepter, délivrer toute sa fragilité, sa force, sa poésie, et tout un tas d’autres choses. La version piano-voix met en valeur toute l’énergie de l’album et ce que je voulais véhiculer dans mes chansons. Il n’y a plus d’artifice, seulement l’essentiel pour aller direct au cœur des gens. Et partager avec eux tout ce que j’ai dans la peau.
Est-ce que dans votre cas vous pensez à la version live des chansons au moment de l’écriture ?
Oui, j’y pense. Je fais des chansons pour le live avant tout.J’aime être en studio, mais je suis surtout une personne du live. Je préfère les concerts. Donc dans la finalité d’une chanson, je pense à sa version en concert. Ici, les chansons vont être dans leur forme initiale. Celle que j’ai composé et écrite seule avant de rajouter les arrangements en studio. Je reviens à leurs valeurs initiales, à leurs objectifs premiers.
D’ailleurs, comment se passe le processus créatif? Vous écrivez où et comment ?
Seule toute le temps. C’est une émotion qui monte, que je décèle et dont j’ai envie de transformer. Je travaille alors une mélodie et une voix, ce qui donne l’envie d’écrire un texte. L’émotion inconsciente ressort alors de ce texte, que je travaille et peaufine. C’est tout un cheminement qui vient de l’intérieur.
D’où vous est venu cet amour des mots, même si on se doute que l’héritage familial n’y est pas pour rien.
Depuis toujours. Petite, j’ai écris une première poésie à l’âge de 8 ans. Ce n’était pas grand chose, ni même extraordinaire, mais j’aimais déjà jouer avec les mots. Ecrire c ‘est comme un jeu pour moi: trouver la bonne rime, le bon mot, le bon verbe…C’est un agréable casse-tête. Je trouve très excitant de chercher pendant deux jours le bon mot avant de finir un texte. Parfois c’est pas parfait, mais c ‘est ce que j’ai voulu mettre avant tout.
La famille est très présente pour vous dans cet album, avec une chanson dédiée pour votre mère et une autre à votre frère Joseph. C’est venu comment cette envie de leur écrire une chanson?
Ce n’était pas conscient. C’est apparu comme ça, puis c’est devenu une évidence. Beaucoup d’artistes parlent de l ‘intime et la famille en fait partie et pour moi cette intimité là est l’essence d’un artiste. Il me fallait donc en parler.
Comment votre frère Joseph a pris la chanson?
C’était un moment assez émouvant pour tout les deux. Je lui ai livré une version piano voix de la chanson dans mon salon quelques semaines après sa création. On a été touché tout les deux.
Joseph participe aussi à l’album. Dans quel contexte était-il arrivé sur le projet ?
Je voulais un album très intime et personnel. Ce qui est le cas mais j’ai fait plein d’essais avec des producteurs mais on ne mettait pas le fond avec la forme. Puis Joseph est venu poser un riff de guitare sur Allo et c’était d’une justesse incroyable. Il a compris exactement le propos de l’album et ce que je voulais faire. Il a donc travaillé avec moi dessus.
L’album s’écoute d’une point A à un point B, comme les déambulations d’une femme dans notre monde. Le tout se finissant avec la chanson Poids Plume. Dans cette dernière, vous dîtes être libérée. Mais libérée de quoi ?
Libérée de mes peurs. Dans la première chanson de l’album, je dis « même si j’ai peur ». Il faut oser, s’accepter, et vivre ce qu’on a envie d’être. C’est une traversée lumineuse où je me libère, je tombe le masque pour partir plus libre. L’album est un le parcours de vie sinueux d’une femme avec des questions, des doutes que je libère au fur et à mesure jusqu’à Poids Plume.
J’ai pu lire qu’avant de faire de la musique, le premier projet était d être comédienne. Comment la transformation s’est faite ?
Les deux sont très proches finalement. Le jeu, la scène, c’est la même chose. Le théâtre m’a permis de prendre confiance en moi mais j’écrivais toujours à côté des textes. Donc chanter sur scène s’est imposé assez naturellement et m’a conduit à cette vie aujourd’hui.
Que puis je vous souhaiter pour la suite ?
Continuer l’aventure, de créer, de m’épanouir et de faire ce que j’aime avant tout.
Nach en concert
Le 7 décembre au Théâtre des Mazades
www.bleucitron.net