
Oklan & La Vipère Rouge joueront sur la scène du Bikini le 31 mai. Rencontre autour d’un duo electro très surprenant !
Le duo Oklan & La Vipère Rouge sera donc au Weekend des Curiosités avec un show très attendu le 31 mai. Ils nous livreront un live techno instrumental, aussi coloré que rentre dedans, dans lequel se croisent des instruments de la méditerranée à une voix qui peut être autant suave que sortie de la bouche d’un loubard des années 90. Rencontre avec Oklan pour évoquer ce beau projet.
Vous arrivez sur Toulouse pour le Weekend des Curiosités. Qu’allons nous voir sur scène ?
Là on est en train de travailler sur un nouvel EP, donc ça va être l’occasion pour nous de jouer pas mal de nouveaux morceaux donc c’est cool . C’est un bon exercice pour nous de confronter tout ce qu’on crée actuellement au public.
D’ailleurs quelle est votre relation à la scène par rapport au studio ?
C’est différent. L’été c’est surtout la scène du coup. Et pour ma part je dirai surtout la scène oui.
Justement quand on travaille, quand on compose, on pense souvent à la scène ?
Oui surtout en musique électronique, on essaie de penser les morceaux pour être dansés. Donc on essaie d’imaginer aussi comment ils vont être joués sur un système son plutôt gros, avec du monde dedans, à une heure un peu tardive aussi. Donc on pense un petit peu à ça oui.
Evoquons la création du duo. Comment s’est faite la connexion ?
Mathis et moi, on se connaît depuis le lycée, donc on a toujours fait de la musique ensemble. Enfin, on a commencé la musique ensemble, avec des groupes de lycée, des groupes de rock un peu classiques comme beaucoup de gens qui se lancent dans la musique. On a eu un peu des projets à droite à gauche, chacun de nous et on s’est retrouvé l’année dernière, il y a un peu plus d’un an et demi. Moi j’étais déjà dans la musique électronique du coup, et Mathis lui était resté dans le rock . On a décidé de travailler ensemble pour monter ce live et voilà. Ça fait longtemps qu’on fait de la musique ensemble en tout cas.
Qu’est-ce qu’il apporte de plus à votre duo ?
Lui, il apporte sa voix surtout principalement. Il est chanteur, il est parolier en français, donc il apporte sa voix qui est assez marquée, une voix grave qui, je trouve, colle très bien aux morceaux qu’on fait. Il vient de la musique punk à la base, il a aussi un projet un peu dans cette zone-là donc ça fait un mélange de styles qui est intéressant je trouve. Moi je joue du saz du coup, un instrument qu’on utilise en rock turc. Moi ça fait 5/6 ans que je fais de la musique électronique. J’ai déjà eu un projet de live avec un autre mec avant et j’avais un peu ce bagage là de mon côté.
Comment tu décrirais votre musique ?
Nous, on dit qu’on fait de l’électro méditerranéenne !
C’est vrai que ça se marie bien, il y a une vraie harmonie entre les deux. Ça vous est venu naturellement ?
Oui, nous on a grandi dans le sud de la France, pas très loin de la Méditerranée, et oui on mélange un peu ces influences-là qu’on a, ce qu’on a écouté, par là où on a grandi. Avec toujours des instruments issus du pourtour méditerranéen ou du Maghreb, du monde arabe.
Des instruments qu’on voit en live ?
Surtout le saz. Il y a surtout plus d’instruments en studio, le souci du live et des déplacements fait qu’on est un peu plus limités. Moi je joue du saz du coup, Mathis lui fait du clavier oriental et sinon c’est beaucoup d’électronique sur scène et guitare électrique.
Pour ceux qui ne connaissent pas, est-ce que tu peux dire ce que ça apporte le saz dans la musique électronique ?
Moi je suis guitariste, à la base, j’avais envie d’un instrument avec des possibilités un peu différentes. L’avantage du S, c’est qu’on peut jouer des gammes orientales, ce qui n’est pas possible sur une guitare classique, et ça se marie bien avec les autres instruments qu’on utilise. C’est un instrument aussi assez rare, donc mine de rien, ça attire quand même l’œil, on sait aussi rendu compte de ça, qu’en France les gens connaissaient assez rarement cet instrument et donc même visuellement ça a un intérêt.
Comment tu décrirais votre excellent EP « Basse ville » ?
« Basse ville » c’est notre premier EP qu’on a fait tous les deux, donc c’était un peu aussi le moment où on cherchait notre collaboration. Il est quand même assez électro, il y a de la voix un peu par-ci par-là. Ça reste de l’électro méditerranéenne, avec beaucoup d’influences du Maghreb. Avec des morceaux un peu plus technos vers la fin, et des morceaux un peu plus progressifs dès le début. On l’a sorti en vinyle cette année, le vinyle on l’a appelé Basse ville parce que pour nous c’était important de faire un clin d’œil à la ville où on a grandi et notre quartier. Où on s’est rencontrés et où on a fait la musique ensemble. Donc c’est le nom du quartier Basse ville, dans notre petite ville de Romans-sur-Isère.
Et la voix, c’est quelque chose qui sera peut-être un peu plus dominant dans le futur dans les autres morceaux ?
Oui sur l’EP sur lequel on est en train de bosser, il y a des formules un peu plus pop, on a sorti un clip qui s’appelle « crocodile logo » qui est un peu un morceau qu’on a mis en avant. Et du coup on a des formules un peu plus comme ça avec couplet / refrain. Il y a de la voix sur quasiment tous les morceaux du futur EP.
Coté composition, comment se passe le processus créatif au sein du duo ?
En général, on fait un peu un ping-pong. Quelqu’un amène des idées de base, il les partage à l’autre pour que l’autre puisse ajouter des éléments qui lui parlent et il y a des moments dans l’année où on se retrouve une semaine ou plus pour peaufiner tout ça ensemble avec notre ingénieur du son.
Qu’est-ce une bonne chanson pour toi ?
C’est un truc qui réussit à être efficace assez rapidement, où tu es pris d’emblée dans le truc, et que ça te reste en tête, je dirais. Être efficace dans la simplicité.
La suite, c’est donc un futur EP et des futurs concerts ?
C’est ça, des sessions live aussi qu’on tourne, on en tourne une cette semaine par exemple et il y en aura d’autres aussi, peut-être quelques vidéos.
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