Du 6 au 17 Mai 2008 à 21h au
Théâtre du Grand Rond. Bobards c’est dans un bar, un homme, une femme, un homme. Il y a les mots du comptoir et ceux rapportés du trottoir. On boit puisqu’on ne peut fumer…et les cendriers se mettent à raconter leurs vies passées… Le bar, le bistrot, le troquet, le café, la brasserie, « le trocson »… si la langue française a inventé autant de mots pour un seul lieu, c’est bien qu’il rime avec nos vies. On s’y pose on y souffle. En terrasse des tasses et des nez qui trempent encore depuis des heures. Le pingouin dressé surveille l’œil en coin. Son nœud papillonne, il est dix neuf heures. Un vieux mâchonne un bout de madeleine tirée d’un plastique y mêle deux trois larmes qui coulent, c’est un tic. Identiquement, dans tous les bistrots, une femme attend. Ici elle est particulièrement identique aux autres, jupe sans couleur, le teint pâle elle se remaquille comme elles le font toutes. Sortie de bureau. Rideau va se lever sur la scène quotidienne. Elle attend, le retour du marin, du mari ou du pas marrant. Le pingouin se trémousse dès qu’il passe près d’elle, offre les cacahuètes, lui jette un œil vif, elle prend un vin doux. Antoine Blondin se définissait ainsi : Je ne suis pas un écrivain qui boit, je suis un buveur qui écrit. L’auteur de ces « parleries », Marc Fauroux, déclare sobrement ne s’être enivré que de mots et de sons pour écrire ces textes un rien déjantés qui inventent un univers poétique inédit, étrange, drôle mais pas seulement… Un spectacle de Marc Fauroux (Cie Eprouvette) Tarif plein : 12 euros 20 Invitations à gagner pour les représentations du mardi 6 au Aller plus loin : |
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