Dans une allocution depuis le Palais de l'Elysée, le président de la République Nicolas Sarkozy a effectué un nouveau remaniement après les bouleversements sur la scène internationale : Alliot-Marie et Hortefeux sortent, Juppé prend la défense et Guéant l'Intérieur.
Nicolas Sarkozy a pris conscience de l'agitation du monde Arabe et a annoncé sa nouvelle répartition politique lors d'une allocution depuis l'Elysée, dimanche soir. Dans un décors rappelant la photographie officielle du chef de l'Etat, le discours a duré 7 minutes. Le président de la République a alors procédé à une redistribution de ses ministères en adéquation avec la crise actuelle. Dès lors, et après plusieurs semaines de polémique, Michèle Alliot-Marie démissionne, et Brice Hortefeux est limogé. Présente depuis le début du quinquennat de Nicolas Sarkozy, la crise arabe aura eu raison de la Ministre des Affaires Etrangères. Faut dire qu'Alliot – Marie semblait complètement débordée par ce changement historique. Elle sera remplacée par un homme jugé "expérimenté" par le président de la République, Alain Juppé. Ce dernier quitte donc son poste à la Défense et sera remplacé par Gérard Longuet actuel patron des sénateurs UMP.
L'autre grand changement est l'éviction de Brice Hortefeux du ministère de l'Intérieur. La conséquence d'une politique jugée médiocre par les experts. Et notamment de ses condamnations pénales, suite à la fameuse circulaire sur les Roms. Il sera remplacé par le fidèle bras droit de Sarkozy, Claude Guéant. Hortefeux ne peut quitter la scène politique de cette manière. Il devient donc conseiller spécial auprès du Président de la République.
Enfin, le mari de Michèle Alliot-Marie, Patrick Ollier reste fidèle à son poste. Malgré la démission de sa compagne, le ministre des Relations avec le parlement ne souhaitait pas quitter son poste. Et, même si la presse a fait état de ses relations privilégiés avec Kadhafi, Nicolas Sarkozy ne pouvait pas lui en tenir rigueur.
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